mercredi 19 mai 2021

" Dans la nuit tiède les étoiles allaient à la rencontre du jour"

Dessin d'une enfant

Une installation d'un jour sur le plateau du théâtre Mouffetard (Paris) le 21/11/2019

pour le public  des écoles Foncin (20 ème) et Belliard (18 ème)

dans le cadre d'un projet artistique avec les classes de CP-CE1

mardi 6 octobre 2020

 2 ou 3 choses que je sais de la nuit

 

La chouette hulotte

oiseau nocturne, on l'entend plus qu'on ne la voit, sauf parfois haut perchée dans un arbre où elle prend un bain de soleil 

 

Le loup

chasse la nuit, il a une perception très sensible. C'est pendant des périodes difficiles que les loups ont évolués

 

Le ver luisant

qui est à la lumière du jour une créature insignifiante se change la nuit en une petite étoile 

 

 


 

 



lundi 21 septembre 2020

Balades nocturnes

Tania Mouraud est une artiste. Elle écrit sur les murs « Même pas peur » .J’aime  me promener dans la nuit.

Eclairagiste de profession, je quittais le théâtre après l’extinction des projections de la salle de spectacle. J’aimais rentrer tard le soir quand la ville devenait moins bruyante.

Sous les  lumières blafardes des lampadaires je voyais les silhouettes se faufiler rapidement dans les rues. Le clignotement des enseignes lumineuses  projetaient  des ombres colorées  sur les façades, écho d’une fête foraine silencieuse.

 Au début du dix-neuvième  siècle on a commencé à éclairer les rues  pour rassurer  les gens .

Quelques fenêtres restées éclairées apportent une douceur à la ville.

Aujourd’hui éclairagiste urbaine je continue à flâner le soir pour être à l’écoute de la nuit. Le temps s’étire et hop l’esprit se met à vagabonder. La nuit  m’appartient. Les bruits plus rares  semblent aiguisés. Le mouvement du corps s’allège.

J’aime cette sensation de perdre ses repères. C’est intriguant.

J’ai vu un adolescent non voyant se déplacer sur une scène de théâtre, il était impressionnant. Il se déplaçait en fonction des sons environnants. Ils le guidaient. Ses bras balayaient le vide, il avançait prudemment.

La nuit fait appel à ce qui est obscur en nous.

A la campagne, il y a peu d’éclairage dans les villages, on peut se promener sur les chemins au clair de lune. Les ombres sont étonnantes sur le sol, les ombres des arbres et des bosquets ont une couleur indéfinissable.

Dans les villages souvent, seul le clocher de l’église est visible, les  maisons  dans l’ombre  ont des  formes très impressionnantes.

Violaine Burgard

 


 

mardi 15 septembre 2020

Le village



 

 

 

 

Dans la nuit silencieuse, de frêles constructions se tiennent.

On ne sait si elles sont inachevées ou en cours de disparition. Un paradoxe sur lequel une rêverie peut venir elle aussi se construire.

C’est en parcourant les lignes noires que le regard va voyager et entrainer la pensée dans son sillage. Comme on tenterait de déchiffrer un dessin tracé au sol avec un canif.

La nuit les choses perdent de leur contour. Mais là seuls les contours restent, par endroits un morceau d’une autre matérialité subsiste où le regard se pose sans cesser de cheminer.

Dans la lumière brutale, des ombres surgissent et se chargent de nous éclairer.

On pénètre dans un lieu secret et tranquille,un village. Mais d'où vient cette tranquillité? 

De l’apaisement de la vision nocturne, ou de l’oubli qui entoure une destruction passée 

Geneviève Grabowski

samedi 12 septembre 2020

Performance la pluie d'encre


Le public est allongé sous la serre recouverte  de feuilles de calque
des pinceaux, des coulures d'encre noire














































 

mercredi 9 septembre 2020

                                            ATELIERS scolaires 2019-2020

                    Classes artistiques et culturelles, partenariat Théâtre Mouffetard - Ville de Paris

                                 

                  « Dans la nuit tiède, les étoiles allaient à la rencontre du jour »

                                    CE1 Belliard ( 18ème) et CP Foncin (20ème)

 

 

                                                   On joue à faire la nuit


Les animaux nocturnes


Les récits

Les petites scénographies




jeudi 27 août 2020

Atelier

Atelier ombre et lumière 1

                         dans une classe de maternelle à Arcueil Cachan en  juin 2019




La maison, la nuit

Pour l'enfant c'est d'abord la nuit dans la maison. Le jour s'achève et la nuit vient. Repas du soir, pyjama, petite toilette. On se prépare pour la nuit. Dans la chambre en fermant les volets on a peut être aperçu la lune. Rideaux tirés, on laisse une petite lumière. Une veilleuse. Ou bien ''Papa tu laisses le couloir allumé". Des ombres commencent à danser sur les murs.



 

Atelier ombre et lumière 2

le tapis des ombres et le livre accordéon





 

Atelier ombre et lumière 3


mercredi 16 janvier 2019

     Nous n'avons + besoin d'étoiles pour




citation. anonyme, graffiti mural géant sous le métro aérien devant la Pitié Salpêtrière, Paris 2017










                           

vendredi 11 janvier 2019

Étapes de création

Novembre 2017
Nous occupons la serre. Nous connaissons bien ce lieu pour y avoir déjà travaillé pour notre précédent projet Les jeunes filles russes. C'était en hiver, il faisait froid.
Ça nous allait bien pour raconter cette histoire-là ("la guerre n'a pas un visage de femme"de Svetlana Alexievitch). Se cacher, se laver, ramper dans la boue, chanter, marcher dans la neige.
Se souvenir de cela des années après, chez soi en buvant du thé bouillant.
Dedans, sol de ciment, mur de pierre et dans le fond un évier et ballon de chauffe-eau, une porte. Un intérieur de maison. La serre est toute en longueur, façade de carreaux de vitres, brique et métal noir.
Nous avions blanchi les vitres pour nous isoler. Le blanc de Meudon, d'Espagne, de Toulouse où d'ailleurs, de la neige.
Nous travaillons maintenant sur la nuit. Une belle lumière de novembre baigne la serre. Nous attendons que le jour baisse. Le soleil s'est couché mais les éclairages extérieurs s'incrustent. Il y fait déjà froid. Nous couvrons les vitres de cartons et de journaux. Il fait un peu plus sombre et on a moins froid.
C'est une période de recherche. Pas d'ouverture au public.
Nous montons une structure de métal, une serre pousse dans la serre. Nous la tendons partiellement de gaze. À l'intérieur une table pour le déroulement d'un repas à la nuit tombée. Nous filmons un étrange rite de repas vert, l'invité s'endort.
Nous n'avons qu'une structure, nous la déshabillons pour remplacer la gaze par du calque. Opaque, la lumière du jour est belle. De l'encre glisse, la nuit imprègne les murs de la maison. Du fusain écrasé tombe en pluie sur le toit. L'invité rêve.




















 

 

 

 

 

Janvier 2018

La nuit verte
Nous revenons dans la serre. Recouvrons les vitres de journaux. Remontons la structure de métal.
Ouverture au public. Installation performance: le repas. Du blanc au vert en passant par les couleurs.
On peut regarder de l'extérieur par des ouvertures. Entrer, se déplacer, s'asseoir sur des bancs points de vue.
















 

 

 

 

 

Mars 2018

Fragments nocturnes
Nous occupons l'atelier 2.
Une grande salle blanche et grise, un pilier central, des volets qu'on peut entrebâiller.
Une belle lumière.
Pour notre précédente création Les Jeunes filles russes en 2014, nous y avions installé « La salle de l’attente ».
Plongée dans l’obscurité, elle marquait le dernier pan de (notre trilogie). De jour, dans l’espace vide de la grande salle claire nous remplissions lentement et rigoureusement le sol de vêtements noirs. Posés en tas bien pliés ou ouverts pour laisser apparaître une manche, une jambe, ils composaient des masses sombres et texturées jouant avec le gris du sol laissé en réserve. Des passes pieds pour isoler ou rapprocher les corps tombés. Permettre la circulation visuelle et corporelle dans ce continent des femmes.



archive exposition Les jeunes filles russes, Anis Gras 2014

































                                                                                                                                                                                                                                 

mercredi 9 janvier 2019

Parcours



Notre rencontre sur des créations de l’Emporte pièces, installations pour le festival de l’Oh! et un spectacle jeune public « … du vent!», nous a donné l’envie de travailler ensemble. Depuis 10 ans nous nous retrouvons régulièrement pour mêler nos pensées et matériaux. Dans cette conversation plastique nous créons une écriture commune, à quatre mains.


Première création, Les jeunes filles russes
Expositions en résidence au centre artistique de  la ferme du Mousseau, Elancourt( 78) en 2010
Expositions en résidence à Anis Gras le lieu de l'autre, Arcueil (94) en 2011 et 2014
Exposition collective au Génie de la Bastille à Paris "En corps, décor" en septembre 2017

Deuxième création, Éclats de nuits
Recherches, Anis Gras Le lieu de l'autre, Arcueil (94) en 2015
Création en chantier, Lille ( 59) en 2016/2017
Expositions, petites formes, rencontres - sur 4 périodes, Anis gras le lieu de l'autre, Arcueil (94), en 2017/2020
Installation performance pour la Nuit blanche en Val de Marne, en octobre 2018
Installation d’un jour (une nuit) sur le plateau du théâtre Mouffetard, en novembre 2019
 

Nous accompagnons notre création de rencontres et d’ateliers auprès de différents publics



Violaine Burgard
Artiste éclairagiste, crée des ambiances lumineuses pour les spectacles, des architectures extérieures et intérieures. Elle poursuit une réflexion sur l'usage de la lumière dans le domaine des arts plastiques qui aboutit à des installations dans lesquelles la question de la lumière joue un rôle essentiel. Elle propose des workshops dans les théâtres et les écoles d'arts sur l'espace et la conception d'éclairage. Vit à Lille depuis quatre ans.

Geneviève Grabowski 

Artiste (Beaux arts régionaux et Université Paris 8), crée un univers poétique d’une extrême sensibilité. Attachée à la notion de prélèvement, le temps d’un instant elle fait parler les éléments. Son travail prend différentes formes: expositions, installations extérieures, livres faits mains, dessins. Elle a exposé en France et en Belgique. Elle intervient dans le champ pédagogique sur des projets avec différentes structures, notamment avec le musée des Arts décoratifs de Paris. Vit et travaille à Paris.








        Traditions occultes des gitans, Pierre Derlon, ed. Robert Laffont, 1982