mercredi 16 janvier 2019

     Nous n'avons + besoin d'étoiles pour




citation. anonyme, graffiti mural géant sous le métro aérien devant la Pitié Salpêtrière, Paris 2017










                           

vendredi 11 janvier 2019

Étapes de création

Novembre 2017
Nous occupons la serre. Nous connaissons bien ce lieu pour y avoir déjà travaillé pour notre précédent projet Les jeunes filles russes. C'était en hiver, il faisait froid.
Ça nous allait bien pour raconter cette histoire-là ("la guerre n'a pas un visage de femme"de Svetlana Alexievitch). Se cacher, se laver, ramper dans la boue, chanter, marcher dans la neige.
Se souvenir de cela des années après, chez soi en buvant du thé bouillant.
Dedans, sol de ciment, mur de pierre et dans le fond un évier et ballon de chauffe-eau, une porte. Un intérieur de maison. La serre est toute en longueur, façade de carreaux de vitres, brique et métal noir.
Nous avions blanchi les vitres pour nous isoler. Le blanc de Meudon, d'Espagne, de Toulouse où d'ailleurs, de la neige.
Nous travaillons maintenant sur la nuit. Une belle lumière de novembre baigne la serre. Nous attendons que le jour baisse. Le soleil s'est couché mais les éclairages extérieurs s'incrustent. Il y fait déjà froid. Nous couvrons les vitres de cartons et de journaux. Il fait un peu plus sombre et on a moins froid.
C'est une période de recherche. Pas d'ouverture au public.
Nous montons une structure de métal, une serre pousse dans la serre. Nous la tendons partiellement de gaze. À l'intérieur une table pour le déroulement d'un repas à la nuit tombée. Nous filmons un étrange rite de repas vert, l'invité s'endort.
Nous n'avons qu'une structure, nous la déshabillons pour remplacer la gaze par du calque. Opaque, la lumière du jour est belle. De l'encre glisse, la nuit imprègne les murs de la maison. Du fusain écrasé tombe en pluie sur le toit. L'invité rêve.




















 

 

 

 

 

Janvier 2018

La nuit verte
Nous revenons dans la serre. Recouvrons les vitres de journaux. Remontons la structure de métal.
Ouverture au public. Installation performance: le repas. Du blanc au vert en passant par les couleurs.
On peut regarder de l'extérieur par des ouvertures. Entrer, se déplacer, s'asseoir sur des bancs points de vue.
















 

 

 

 

 

Mars 2018

Fragments nocturnes
Nous occupons l'atelier 2.
Une grande salle blanche et grise, un pilier central, des volets qu'on peut entrebâiller.
Une belle lumière.
Pour notre précédente création Les Jeunes filles russes en 2014, nous y avions installé « La salle de l’attente ».
Plongée dans l’obscurité, elle marquait le dernier pan de (notre trilogie). De jour, dans l’espace vide de la grande salle claire nous remplissions lentement et rigoureusement le sol de vêtements noirs. Posés en tas bien pliés ou ouverts pour laisser apparaître une manche, une jambe, ils composaient des masses sombres et texturées jouant avec le gris du sol laissé en réserve. Des passes pieds pour isoler ou rapprocher les corps tombés. Permettre la circulation visuelle et corporelle dans ce continent des femmes.



archive exposition Les jeunes filles russes, Anis Gras 2014

































                                                                                                                                                                                                                                 

mercredi 9 janvier 2019

Parcours



Nous nous rejoignons régulièrement depuis bientôt 10 ans pour mêler nos pensées, matériaux, les faire converser, les interchanger pour mettre en œuvre des formes à 4 mains.

Première création, Les jeunes filles russes
Expositions en résidence au centre artistique de  la ferme du Mousseau, Elancourt( 78) en 2010
Expositions en résidence à Anis Gras le lieu de l'autre, Arcueil (94) en 2011 et 2014
Exposition collective au Génie de la Bastille à Paris "En corps, décor" en septembre 2017

Deuxième création, Éclats de nuits
Recherches, Anis Gras Le lieu de l'autre, Arcueil (94) en 2015
Création en chantier, Lille ( 59) en 2016/2017
Expositions, petites formes, rencontres - sur 4 périodes, Anis gras le lieu de l'autre, Arcueil (94), en 2017/2016
Installation performance pour la Nuit blanche en Val de Marne, en octobre 2018



Violaine Burgard
Artiste éclairagiste, crée des ambiances lumineuses pour les spectacles, des architectures extérieures et intérieures. Elle poursuit une réflexion sur l'usage de la lumière dans le domaine des arts plastiques qui aboutit à des installations dans lesquelles la question de la lumière joue un rôle essentiel. Elle propose des workshops dans les théâtres et les écoles d'arts sur l'espace et la conception d'éclairage.
Vit à Lille depuis deux ans.

Geneviève Grabowski
Artiste (Beaux arts régionaux et Université Paris 8), elle questionne le regard porté sur le monde. Sa création se manifeste dans des installations parfois accompagnées de gestes, lumière ou de voix. Elle a exposé en France et en Belgique, collaboré à des créations théâtrales. Elle intervient dans le champs pédagogique sur des projets avec différentes structures ou associations, notamment avec le musée des Arts décoratifs. Vit et travaille à Paris.







mardi 8 janvier 2019

Dans la salle obscure

























L'image se révèle
Des impressions photographiques cachées dans des dossier noirs posés sur une planche noircie.
Dans cette grande salle, quelques planches de bois ou de verre dressées sur tréteaux. 

Dans la serre






















Sous le regard des visiteurs - germinations - " je cultive le nuit"







mardi 13 novembre 2018

La nuit l'emporte
































































Images de la Nuit blanche dans la serre

Performance 1























 
À la nuit tombée, nous noircissons les vitres de la serre.
Nous sommes à l'intérieur, le public est dans la cour.
L'une efface, l'autre recouvre, inlassablement.




Performance 2



























En face à face, l'une dedans l'autre dehors.
Le mur vitré nous sépare et nous relie
Le public peut aller et venir entre l'extérieur et l'intérieur de la serre.
L'une lit à voix haute, l'autre fait des trous dans des photographies, nous nous éclairons l'une l'autre.


     Nous n'avons + besoin d'étoiles pour citation. anonyme, graffiti mural géant sous le métro aérien devant la Pitié Salpêtri...